Naître ou ne pas naître, telle est la question….
En ce qui me concerne, et afin de me dispenser d’une bonne migraine ou d’un état légèrement dépressif, j’évite de me poser le problème…De toutes façons, il ne m’apparait pas plus important que la reproduction des abeilles (et pourtant j’adôooooore le miel) On n’a pas demandé à venir ..mais on est là…Alors à nous de nous débrouiller !
Cependant, il faut bien avouer que dans notre société, nous (la jeune génération) on peut être amené à s’en poser des questions..chaque étape de notre belle jeunesse engendre inexorablement des questions à résoudre.
Prenons pas exemple le cas de l’AMOUR, au hasard…
Quand l’été, voire dès le printemps, arrive, chaque jeune se voit pousser des ailes pour s’envoler à la recherche de sa seconde moitié (dixit Aristophane himself). Evidemment je ne parle pas de ceux qui, vernis dès leur naissance par de bonnes fées, ont déjà trouvé chaussures à leurs pieds. Non, je parle des autres, de tous ceux qui, dans leur petite chambre de bonne (eh oui on a quitté papa et maman, on est des grands) flirtent avec un Mac Do pas très appétissant, devant leur Perrier éventé de l’autre soir, en feuilletant le programme TV et en se demandant pourquoi ils n’ont pas à leur côté, celui qui, celle qui..BREF l’autre !
C’est ainsi que dès l’apparition des premiers bourgeons, on peut observer dans la rue de jeunes loups affamés, aussi boutonneux que maladroits, arpenter les coins à la mode pour venir au secours de belles touristes égarées, criant leur désespoir…
CHARITABLES, ces jeunes gens me direz vous?..Certes mais avec une nette préférence pour les Nordiques longilignes (voire sacs d’os) ou bien pour les pulpeuses Méditerranéennes au sang chaud (avec du poil aux pattes). En ce qui concerne la gentille Française, avec son petit tailleur et sa baguette, elle peut toujours continuer à crier sa solitude.
Moi je me pose la question « POURQUOI PAS ELLE ? » la petite Française qui est prête à tout pour entrer dans l’éternel rêve masculin, à arborer une mini jupe type « gaine playtex » plutot que le bon vieux jeans dans lequel elle se sent si bien.
BREF C’EST LA JUNGLE !!
Ainsi même quand ces jeunes hommes ont enfin ! à leurs bras la chaussure adéquate, quand ils se sentent prêts à affronter la terre entière, un peu comme David devant Goliath, quand ils se sentent devenus de véritables Hommes, le plus difficile reste encore à franchir…le tumulte de la vie active !
Bardés de diplomes, trainant derrière eux un bagage d’au moins 15 ans d’études (le plus tard on se lance, le mieux on se porte) ils se mettent en quête d’un travail DIGNE de leur modeste personne. Et c’est à ce moment là; que précisément commence le désenchantement: les fées soudain les boudent, pendant qu’ils rament comme des brutes, comble de tout c’est le moment que choisit leur « chaussure » excédée pour les quitter et faire des calins à une pointure supérieure. Marre d’entendre les jérémiades de son petit jeune, désillusionné de ne pas trouver un poste de PDG à 20 000 € par mois..Elle en a marre !!!! Marre de supporter sa déception, et quelle déception ! DUR DUR D’ETRE UN JEUNE EN 1993 (valable encore de nos jours)
Heureusement plusieures distractions s’offrent alors à ces pauvres abandonnés de la vie. Au choix : regarder les « reality shows » avec tous ces gens qui étalent leur misère au grand jour (fille qui veut devenir chanteuse, couples en détresse qui viennent faire amende honorable devant un vieux rideau transparent…) et qui nous rassurent sur notre propre sort; s’adonner à une cause humanitaire (empêcher l’écrasement des Ethopiens par les avions-cargos qui parachutent les caisses de nourriture, protéger les contractuelles en voie d’extermination…); s’exiler pour cueillir des myrtilles dans le sud de la france…bref un avenir enchanteur !
Si par hasard, rien de tout cela ne marche, si la déprime gagne du terrain, si même revoir « Pretty Woman » pour la 15 ème fois ne branche plus… alors il n’y a qu’une seule chose à faire..repartir en chasse, le nez au ras du trottoir et la poitrine gonflée d’espoir, les yeux en sémaphore, et là, EROS, regarde moi bien, cette fois-là je la trouverais ma moitié de pomme! Foi d’Amélie !
(PS1: article que j’ai écrit pour un mensuel féminin en 1993 et qui a gagné le gros lot)
(PS2: j’ai trouvé chaussure à mon pied, balancé mon Perrier éventé..et ca fait vachtement du bien)









1 – Clap clap clap ! Bravo ! Enfin une bloggueuse qui sait écrire (avec Miss Bla bla bla bien sur :-))
2 – France Fiction …